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Berne salue les négociations sur le Sri Lanka

Le représentant sri lankais (à g.) saluant celui des rebelles tamouls. Keystone

La Suisse salue l'issue positive des négociations de paix sur le Sri Lanka et espère que les parties respecteront scrupuleusement leurs engagements.

Ce contenu a été publié le 24 février 2006 - 08:18

A l'issue de deux jours d'entretiens à Genève, les représentants du gouvernement sri lankais et ceux des rebelles tamouls ont convenu d'un nouveau rendez-vous en avril.

Dans la nuit de vendredi, le ministère suisse des Affaires étrangères a exprimé sa satisfaction à propos de la promesse des deux parties de respecter l'accord de cessez-le-feu et de prendre toutes les «mesures nécessaires» pour enrayer la violence au Sri lanka.

«Nous saluons en particulier l'accord trouvé sur les moyens d'enrayer la violence, les enlèvements et les assassinats», a notamment déclaré l'ambassadeur de Suisse au Sri Lanka, Bernardino Regazzoni.

Et d'ajouter: «Nous espérons que la situation sur le terrain s'améliore encore dans les semaines à venir et nous sommes prêts à accueillir positivement la demande des deux parties d'abriter la prochaine ronde de négociations».

La rencontre entre les deux délégations, dirigéee par le ministre srilankais Nimal Siripal de Silva, l'autre par le dirigeant des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) Anton Balasingham, était la première depuis marss 2003. Elle a été organisée sous l'égide des médiateurs norvégiens, inquiets de voir le pays retomber dans la guerre civile.

Climat de confiance

Le médiateur norvégien, Erik Solheim, a indiqué qu'un climat de confiance avait pu être restauré entre les deux parties, «à partir d'un niveau très bas». «Les résultats de la rencontre vont au-delà de mes attentes».

Sur le terrain, la situation a connu un regain de violence au cours des deux derniers mois, faisant plus de 200 morts. Une accalmie a cependant été observée avec l'annonce des discussions en Suisse le 25 janvier.

Erik Solheim a invité les deux parties à poursuivre dans la voie de la désescalade d'ici la prochaine rencontre fixée à nouveau à Genève les 19 et 20 avril. «Si les parties respectent leurs engagements, a souligné le médiateur, ces entretiens auront un grand impact au Sri Lanka.»

La déclaration conjointe précise que le gouvernement s'engage à cesser son soutien à tous les groupes armés, une exigence du LTTE. Les Tigres s'engagent de leur côté à cesser toutes les attaques et également à mettre fin à l'utilisation d'enfants-soldats.

Soutien de la Suisse

La Suisse et la communauté internationale soutiennent les efforts de paix. Le maintien de la trêve conditionne le versement des milliards d'aide promis après le tsunami qui a dévasté la côte est de l'île le 26 décembre 2004.

L'ambassadeur Urs Ziswiler, chef de la Direction politique du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) avait ouvert mercredi la rencontre, en exprimant la disponibilité de la Suisse.

«La Suisse souhaite offrir un soutien impartial à la consolidation de la paix», avait déclaré le représentant du DFAE, en relevant que le Sri Lanka continue de vivre dans une situation de «ni guerre ni paix».

«Il est crucial d'assurer la sécurité de tous les Srilankais», avait estimé Urs Ziswiler, «en leur donnant la possibilité de se développer selon leurs voeux dans le cadre d'un pays multi- ethnique, multi-culturel et multi-confessionnel».

Situé près de Genève, le château de Bossey sert d'habitude de centre de rencontres pour le Conseil oecuménique des Eglises (COE).

swissinfo et les agences

En bref

- Plus de 35'000 Tamouls vivent en Suisse, ce qui fait du Sri Lanka un pays particulièrement important pour la politique étrangère helvétique.

- La Suisse et l'Allemagne financent un centre qui conseille les décideurs sri lankais sur la résolution pacifique des conflits.

- Des délégations du gouvernement et des Tigres de libération de l'Eelam tamoul ont visité la Suisse pour étudier son modèle fédéraliste.

- La Suisse participe également aux efforts de déminage au Sri Lanka. Ces actions encouragent le retour des personnes déplacées et renforcent leur détermination à soutenir le processus de paix.

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Faits

Les négociations se sont tenues à Céligny, près de Genève, les 22 et 23 février.
Le gouvernement sri lankais y a envoyé une délégation de sept membres menés par le ministre de la Santé Nimal Siripala de Silva.
Celle des Tigres tamouls était menée par Anton Balasingham, vétéran des négociations, et comprend S. P. Thamilselvan, leader du mouvement.

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