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Berne et Madrid ensemble contre le terrorisme

Le porte-parole du MPC Hansjürg Mark Wiedmer a communiqué les résultats de la visite de la délégation suisse à Madrid dès son arrivée à l'aéroport de Kloten. Keystone

A l'issue d'une rencontre à Madrid, les représentants du Ministère public de la Confédération (MPC) et des autorités judiciaires espagnoles se sont engagés à une aide judiciaire réciproque.

Ce contenu a été publié le 04 novembre 2004 - 15:34

La Suisse et l'Espagne veulent ainsi mieux coordonner leurs enquêtes contre le terrorisme international.

La Suisse a déposé une demande d'entraide à Madrid, a indiqué le porte-parole du MPC Hansjürg Mark Wiedmer jeudi à l'aéroport de Zurich, juste après l'arrivée de la délégation suisse.

Des représentants du MPC, dont le procureur général Valentin Roschacher, et de la police judiciaire fédérale se sont rendus en Espagne de mardi soir à jeudi matin.

Extradition pas pressante



La Suisse avait déjà reçu une demande d'aide de la part de l'Espagne. Les discussions menées avec le juge espagnol Baltasar Garzon ont porté sur la collaboration entre la Suisse et l'Espagne suite à l'arrestation du terroriste présumé Mohamed Achraf.

Selon Hansjürg Mark Wiedmer, les parties ont discuté de son éventuelle extradition vers l'Espagne. Mais celle-ci n'est pas pressante.

Ce qui compte d'abord, c'est que le prisonnier soit à disposition aussi bien des enquêteurs suisses qu'espagnols. Selon le porte-parole, la rencontre a permis de mieux coordonner les enquêtes et d'établir la confiance entre leurs responsables.

Hansjürg Mark Wiedmer n'a pas voulu donner des informations concernant l'état des enquêtes. Il n'a pas non plus voulu prendre position sur d'éventuelles pannes d'information entre la Suisse et l'Espagne ou entre les services responsables helvétiques.

«Martyrs du Maroc»

La Délégation des commissions de gestion du Parlement va examiner si de telles pannes ont eu lieu. Le ministre en charge de la justice Christoph Blocher s'en est en tout cas défendu lors d'une conférence de presse mercredi.

Il a repoussé la faute sur les autorités espagnoles, qui ne l'ont informé que le 19 octobre, soit après les médias espagnols, qu'un terroriste présumé se trouvait dans une geôle zurichoise. Une demande d'extradition est parvenue à la Suisse le 27 octobre.

L'islamiste présumé avait été arrêté le 28 août à l'aéroport de Zurich pour un petit délit. L'homme, qui vivait en Suisse comme requérant d'asile depuis 2003, est soupçonné d'avoir préparé des «activités terroristes» en Espagne et éventuellement en Suisse.

Il serait le cerveau d'un groupe nommé «Martyrs du Maroc». Cette cellule projetait de faire sauter un camion rempli de 500 kg d'explosif près de l'Audience nationale, la plus haute instance pénale espagnole, et de la Cour suprême.

Nouvelles arrestations



Dans le cadre de son enquête, la police espagnole vient d'arrêter trois nouveaux suspects d'origine algérienne, ont écrit jeudi matin le site internet du journal El Mundo et d'autres médias. L'un d'eux serait un confident de Mohamed Achraf.

Cela porte à 33 le nombre de personnes interpellées jusqu'ici.

swissinfo et les agences

En bref

- Le canton de Zurich détient Mohamed Achraf depuis le 28 août.

- Il est soupçonné d'être le cerveau d'un attentat déjoué contre la Cour suprême de Madrid.

- Il vit en Suisse depuis 2003 en tant que requérant d'asile.

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