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Berne au secours de l'Asie centrale

La délégation suisse est emmenée par le ministre de l'économie Pascal Couchepin. Keystone Archive

Présente ce week-end à la réunion du FMI à Ottawa, la Suisse appelle la communauté internationale à ne pas laisser tomber les pays d'Asie centrale.

Ce contenu a été publié le 18 novembre 2001 - 16:48

Emmenée par le ministre de l'économie Pascal Couchepin et le président de la Banque nationale Jean-Pierre Roth, la délégation suisse s'est envolée vendredi pour la capitale canadienne.

Initialement prévue en septembre, cette réunion du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) avait dû être différée en raison des attentats du 11 septembre.

En tant que membre du conseil de direction des deux institutions, la Suisse y représente les intérêts de certaines ex-républiques soviétiques d'Asie centrale comme l'Azerbaïdjan, le Kirghizstan, le Tadjikistan, l'Ouzbékistan et le Turkménistan.

«Ces pays sont actuellement sous les feux de l'actualité et nous insisterons particulièrement sur la phase difficile que traverse la région», explique l'ambassadeur Oscar Knapp, du Secrétariat d'Etat à l'économie (seco).

Au nombre de ces problèmes, le diplomate cite l'afflux de réfugiés, la chute du prix des matières premières, l'effondrement du secteur touristique et le poids de la dette extérieure. «Sur ce dernier cas, nous demanderons que ces pays puissent bénéficier de l'initiative du FMI et de la Banque mondiale en faveur des pays les plus endettés», précise Oscar Knapp.

Crise mondiale et blanchiment d'argent

Egalement au menu de cette réunion d'Ottawa, la situation préoccupante de l'économie mondiale. «Les choses ont certainement empiré depuis le 11 septembre, ce qui nous fait dire que la reprise sera plus lente que prévu», note l'ambassadeur Knapp.

La délégation suisse n'envisage guère de redémarrage de l'économie mondiale avant la seconde moitié de 2002 et insistera sur le fait que les Etats ne doivent pas relâcher leurs efforts en matière de politique fiscale et monétaire.

A Ottawa, on parlera aussi de lutte contre les réseaux de blanchiment d'argent du terrorisme, un domaine dans lequel la Suisse ne manquera pas de rappeler à quel point elle est active.

Conférence du développement

Autre point de l'agenda: l'organisation de la prochaine Conférence des Nations Unies sur le développement, prévue en mars à Mexico. A ce sujet, Oscar Knapp annonce que la Suisse entend augmenter son aide publique au développement pour atteindre 0,4% de son Produit intérieur brut d'ici 2010.

«Nous sommes également convaincus que l'ouverture des marchés est très importante pour le développement des pays les plus pauvres. Dans ce domaine aussi, les efforts doivent se poursuivre», ajoute l'ambassadeur Knapp.

Enfin, les Suisses plaideront à Ottawa pour une augmentation des investissements et pour une meilleure coopération entre secteur public et secteur privé dans les pays en développement.

Robert Brookes

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