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Bâle ressort ses fifres et ses masques

Le «Morgenstraich» aux lueurs des bougies. Keystone

Le carnaval de Bâle a débuté lundi matin à 4 heures avec le «Morgenstraich». Malgré la neige, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées.

Ce contenu a été publié le 14 février 2005 - 09:56

Après les cantons catholiques, la fièvre carnavalesque s'est installée ce week-end en terre protestante.

Le coup d'envoi de la fête a été donné sous la neige et par une température proche de zéro degré. A 4 heures très précises, toutes les lumières de la ville se sont éteintes en attendant que retentisse l’ordre rituel: «Morgestraich vorwärts marsch!». A la lueur des torches, les cliques se sont ébranlées et ont commencé à déambuler dans les rues au son des fifres et des tambours.

Cette année, le carnaval de Bâle a pour devise «Näbe de Schiine», qui signifie «à côté des rails» et qui fait allusion aux problèmes des nouveaux trams bâlois et à la nouvelle passerelle de la gare qui prend l'eau. L'exposition Toutankhamon, qui a attiré 600’000 visiteurs dans la cité rhénane, a aussi inspiré les cliques.

493 cliques et groupes se sont annoncés auprès du comité de carnaval qui estime à 12’000 le nombre de participants actifs. La fête a attiré comme d'habitude des milliers de spectateurs de toute la Suisse et de l'étranger.

Fin de la «saison» carnavalesque

Les festivités se poursuivent lundi après-midi avec le grand cortège. Elles ne se termineront que dans la nuit de mercredi à jeudi. Le carnaval de Bâle se tient traditionnellement une semaine après les carnavals catholiques et termine la «saison» carnavalesque en terre protestante.

Ailleurs, le bilan est mitigé, le mauvais temps n'ayant guère encouragé les badauds à investir les rues de Payerne, Bienne, Berne et Zurich.

Toute une série d'animations figuraient au programme de la 110e édition des Brandons de Payerne (Vaud), la plus importante manifestation du genre en Suisse romande. Quelque 8000 personnes se sont déplacées pour la grande parade, composée de 26 groupes, chars et «Guggenmusik».

Succès mitigé

La fréquentation est inférieure aux Brandons 2004, un recul à mettre sur le compte des intempéries. Les quatre jours de festivités s'achèveront lundi soir avec la «nuit des chineuses».

La météo peu clémente a également pesé sur le cortège carnavalesque de Zurich, qui s'est déroulé devant un public clairsemé. S'y ajoutait le fait que seules deux douzaines de groupes, au lieu d'une bonne cinquantaine autrefois, y ont participé.

Et puis, les chars étaient absents. La nouvelle formule inaugurée cette année, baptisée «ZüriCarneval», était censée moderniser le carnaval et susciter un regain d'intérêt.

Le carnaval de Bienne, qui a pris fin dimanche soir avec le Congrès des fous, a aussi souffert du mauvais temps. Le cortège nocturne de vendredi, celui des enfants de samedi et le grand cortège de dimanche après-midi ont ainsi attiré moins de monde que de coutume.

Nombreux spectateurs à Berne

Débutée jeudi soir, la fête s'est terminée samedi soir déjà à Berne, avec le carnaval des sorcières. Peu avant, 70 cliques de «Guggenmusik» avaient défilé dans les rues de la capitale fédérale.

Quelque 70’000 badauds, selon les estimations des organisateurs, avaient suivi ce cortège bruyant et coloré. Les groupes pamphlétaires s'en sont donnés à cœur joie pour railler les politiciens locaux ou nationaux. Le carnaval de Berne est considéré comme le troisième plus important après ceux de Bâle et de Lucerne.

swissinfo et les agences

En bref

- A l'origine, qui remonte jusqu’à l’Antiquité, le carnaval était un rituel païen célébrant la fin de l'hiver et le réveil de la nature.

- Le mot vient probablement de l'italien «carnevale»: carne (viande) et vale (au revoir).

- Le carnaval chrétien serait apparu vers 1091, lorsque le début du carême fut fixé au mercredi des Cendres. Le mardi-gras devait coïncider avec la dernière lune d'hiver 40 jours avant Pâques.

- A la Réforme, les régions protestantes l’ont souvent abandonné pour renouer plus tard avec la tradition.

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