Navigation

Avantage à la droite dure et aux socialistes

SRG SSR idée suisse

Si les élections fédérales avaient lieu aujourd'hui, l'UDC et les socialistes arriveraient en tête.

Ce contenu a été publié le 18 octobre 2002 - 23:55

C'est le résultat du premier sondage «SRG SSR baromètre électoral 03» établi par «GfS-Institut de recherches, politique et Etat, Berne».

L'Union démocratique du centre (UDC) obtiendrait 25% des voix et le Parti socialiste (PS) 23%. Les radicaux (PRD) seraient légèrement en retrait avec 20%, tandis que les démocrates-chrétiens (PDC) resteraient à la traîne avec 14%.

Parmi les partis plus petits, qui ne participent pas au gouvernement, seuls les Verts et les libéraux tireraient leur épingle du jeu avec respectivement 5 et 3% des voix. Tous les autres ne dépasseraient pas 1%.

Lors des élections fédérales de 1999, l'UDC (droite nationaliste) et le PS étaient ex æquo avec 22,5% des suffrages. Selon le sondage, ces deux partis seraient donc en progression. Les premiers gagnant 2,7 points et les seconds 0,8 point.

Ce serait en revanche le statu quo pour les radicaux, stables à 19,9%. Quant aux démocrates-chrétiens, ils pourraient poursuivre leur longue descente aux enfers en perdant encore 1,9 point.

Intérêt accru pour la chose politique

Parmi les citoyens interrogés, 49% se disent prêts à se rendre aux urnes, alors que le taux de participation n'a été que de 43% en 1999.

Pour Claude Longchamp, coauteur de ce sondage, cette évolution est logique. Depuis les élections de 1995, la prospérité économique avait un peu endormi l'intérêt pour la politique.

Mais depuis une année, les phénomènes de crise (banqueroute de Swissair, baisse du taux LPP, hausse du chômage, etc.) ont changé la donne. «La politisation et la mobilisation des Suisses sont énormes», relève Claude Longchamp.

Or, une forte mobilisation profite traditionnellement à la gauche. «En Suisse romande surtout, la mobilisation est le facteur déterminant pour la force de la gauche», explique Claude Longchamp. Mais ce phénomène joue aussi pour le reste du pays.

L'UDC ratisse large

Une forte mobilisation est en revanche généralement négative pour le PRD et le PDC, et neutre pour l'UDC. Les causes de la progression des démocrates du centre sont donc à rechercher ailleurs.

«L'UDC gagne parce qu'elle prend des électeurs auprès d'autres partis, explique Claude Longchamp. Et ce qui est nouveau, c'est qu'elle prend des voix à tous les partis, à gauche comme à droite.»

Le sondage montre bien cette tendance. Parmi les personnes qui ont voté radical en 1999, 10% déclarent vouloir voter UDC l'an prochain. A contrario, parmi ceux qui avaient voté UDC en 1999, seuls 6% voteront pour les radicaux l'an prochain. Conclusion: l'UDC gagne 4% des voix des radicaux.

Et c'est le même phénomène par rapport aux deux autres partis gouvernementaux. L'UDC prend 1% aux socialistes... et 9% aux démocrates chrétiens!

Juste une radiographie

Cela dit, les résultats d'octobre 2003 pourraient être bien différents de ce qui est présenté dans ce premier sondage. «Ce n'est qu'une radiographie de la situation juste avant le début de la campagne électorale», souligne Claude Longchamp.

Or, l'électorat suisse est de plus en plus volatile. «Avant 1995, la différence entre le premier sondage et l'élection n'était que de 1% au plus, poursuit le politologue. Mais la situation a depuis bien changé.»

Les campagnes politiques revêtent donc une importance accrue. Elles sont beaucoup plus dynamiques que par le passé. Ce n'est pas sans effets sur les électeurs. «Lors des élections de 1999, rappelle Claude Longchamp, l'UDC avait gagné 7 points durant la campagne.»

Les actions des personnalités en vue des différents partis jouent également un rôle, qu'il soit positif ou négatif. Et le patron de l'institut GfS de citer un exemple récent.

«La polémique engendrée par l'absence de la ministre Ruth Metzler lors de la session parlementaire spéciale consacrée à l'assurance professionnelle a coûté plus d'un point au PDC dans notre sondage, dit-il. Mais cette situation pourrait changer si Ruth Metzler se défend bien.»

Les différents partis sont donc avertis. A eux maintenant de jouer...

swissinfo/Olivier Pauchard au Palais fédéral

Faits

Les intentions de vote en chiffres:

Union démocratique du centre: 25%
Parti socialiste: 23%
Parti radical: 20%
Parti démocrate-chrétien: 14%
Les Verts: 5%
Parti libéral suisse: 3%
Lega: 1%
Parti évangélique: 1%
Parti du travail: 1%

End of insertion

En bref

Le sondage de GfS est une exclusivité pour SRG SSR idée suisse et pour les journaux Tages Anzeiger, Berner Zeitung et Le Temps. Au moins quatre autres sondages seront effectués d'ici aux élections du 19 octobre 2003. L'institut interroge au moins 2000 citoyens représentatifs dans les trois régions linguistiques.

End of insertion

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

En conformité avec les normes du JTI

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Joignez-vous à la discussion

Partager cet article

Changer le mot de passe

Souhaitez-vous vraiment supprimer votre profil?