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Après un long silence, les Mummenschanz cartonnent à nouveau

Les Mummenschanz abandonnent la pâte à modeler et leurs tubes modifiables pour des créatures en mousse ou carton qui s’interrogent sur la communication. Entre pantomime et illusionnisme, ils dansent l’évolution. C’est «Next», leur nouveau spectacle.

Ce contenu a été publié le 10 avril 2000 - 18:27

Les Mummenschanz abandonnent la pâte à modeler et leurs tubes modifiables pour des créatures en mousse ou carton qui s’interrogent sur la communication. Entre pantomime et illusionnisme, ils dansent l’évolution. C’est «Next», leur nouveau spectacle.

20h. Le Rhône coule sous le Bâtiment des Forces Motrices: bleu, vert, orangé. Le spectacle sera lunaire. Une lumière tourne à toute vitesse comme un électron et un vent souffle, siffle sur scène. Au commencement, la vie planait sur les eaux...

Un bateau tangue sur un immense édredon gonflable. L’océan s’avance au-devant du public. Un point lumineux clignote. Un homme à la mer se noierait-il dans les vagues?

Tout est matière à suggestion. Mais les Mummenschanz demeurent fidèles à leurs thèmes de prédilection: une plongée dans les origines du monde et l’évocation du comportement humain.

Après la raie flottant dans les fonds marins et les otaries qui se bécotent sur la banquise, l’entrée dans le monde des humains se fait au travers de visages masqués qui, tour à tour, expriment timidité et hésitation, rire ou colère, déception puis ravissement. Toujours avec tendresse et humour.

C’est tout l’humanoïde dans sa splendeur, hésitant et conquérant. A l’image de ce flirt entre Madame et Monsieur. Qui, aguicheurs, tentent l’approche. Sur un pas de danse.

Ces dizaines de tableaux éclairs défilent dans le mutisme ou presque. Car «Next» rompt pour la première fois les voeux de silence prononcés par la troupe au début des années 70. Les artistes assurent désormais leurs bruitages en direct.

Et contrairement à leurs précédents spectacles, les corps des acteurs ne sont pas totalement enrobés par la matière. Ils portent devant eux des figures découpées dans le carton ou la mousse. Mais le public ne peut pas distinguer leurs bras les manipuler. Le «bidimensionnel»!

Les Mummenschanz immortalisent ainsi la matière parce que, sans discontinuer, ils la transforment. Peut-être pour toucher du bout du doigt les archétypes de la création?

Plutôt que de jeter le masque lors de la disparition d’Andres Bossard en 1993, les deux fondateurs Floriana Frassetto et Bernie Schürch ont troqué leur trio, mondialement connu, pour un quatuor, dont le spectacle est d’ores et déjà programmé jusqu’en 2003!

Emmanuel Manzi

Les Mummenschanz jouent au BFM de Genève jusqu’au 13 avril. Puis ils seront au théâtre de Mézières du 3 au 7 mai.

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