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Après la Suisse, l’Union européenne se décide à interdire les phtalates

La Suisse prohibe depuis 1985 déjà ces plastifiants utilisés dans les articles de puériculture. Mais l'Europe tergiverse depuis deux ans. Sous la pression des lobbies, elle a admis que ces substances présentent un danger grave pour la santé des enfants.

Ce contenu a été publié le 10 novembre 1999 - 18:20

La Suisse prohibe depuis 1985 déjà ces plastifiants utilisés dans les articles de puériculture. Mais l'Europe tergiverse depuis deux ans. Sous la pression des lobbies, elle a finalement admis que ces substances présentent un danger grave pour la santé des enfants.

Les phtalates sont des plastifiants utilisés à grande échelle dans la fabrication d'articles de puériculture pour les enfants de moins de 3 ans. On les trouve notamment dans les tétines et les anneaux que les nourrissons mordillent pour se faire les dents.

Seulement voilà : les phtalates ne sont pas aussi inoffensifs qu'on le dit. Des expériences sur des rats de laboratoire ont démontré qu'au contact de la salive, elles dégagent des substances cancérigènes. Or ces substances peuvent avoir des conséquences sur les capacités reproductrices de l'enfant.

Fort de ce constat alarmant, huit des quinze Etats membres de l'Union européenne ont déjà interdit l'utilisation des phtalates dans les articles de puériculture. Sous la pression du lobby des fabricants de jouets et de l'industrie chimique, la Commission de Bruxelles a toujours refusé d'étendre cette mesure à toute l'Union européenne. C'est désormais chose faite.

Mais les associations de défense des consommateurs dénoncent déjà une demi-mesure. Car l'interdiction concerne uniquement les articles de puériculture destinés à être mis en bouche. Or, les parents le savent, les bébés portent systématiquement tout à la bouche. Il aurait donc fallu interdire tous les jouets contenant des phtalates destinés aux enfants en bas âge. La Commission européenne n'a pas osé aller aussi loin. De peur, sans doute, de se mettre à dos les fabricants de jouets.

Olivier Thomas

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