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Anne Bisang demeure à la tête de la Comédie de Genève

Anne Bisang, belle et heureuse d'être à la Comédie. Comédie de Genève

Anne Bisang a tremblé pour sa place de directrice de la Comédie. Aujourd´hui, elle peut à nouveau entrevoir un avenir européen pour l´institution culturelle genevoise.

Ce contenu a été publié le 20 décembre 2000 - 15:44


Après un week-end d'incertitude, Anne Bisang sablait le champagne, dans la nuit de lundi à mardi, avec toute son équipe de la Comédie de Genève.

En effet, le Conseil de la Fondation d'art dramatique - organe faîtier de l'institution composé de 15 membres - venait de décider de reconduire, pour trois ans, le contrat d'Anne Bisang en tant que directrice générale de la Comédie de Genève.

Pourtant, le Bureau de la Fondation (5 membres) avait préavisé de mettre sous condition la poursuite du mandat d'Anne Bisang. En argumentant qu'il était préférable de le renouveler d'année en année, surtout en cas de travaux de réfection de la Comédie.

«Ce fut une tentative de déstabilisation, commente Anne Bisang, vis-à-vis de ma politique de gestion qui commençait à faire peut-être un peu peur ou qui prenait trop de place sur la scène genevoise. Avec l'idée sous-jacente que l'on pourrait décider du destin de la Comédie plus vite que prévu, étant donné la perspective des travaux de rénovation de la bâtisse.»

«Aujourd'hui, précise Anne Bisang, la Comédie est, selon moi, le théâtre no 1 de Genève. Car c'est une institution culturelle qui détient toutes les composantes d'un théâtre hautement professionnel (grande scène, salle de 700 places, atelier de couture, atelier de construction de décors, équipes technique et administrative cohérentes et performantes), ainsi que la mission d'être un lieu de création.»

Toutefois, la direction de la Comédie de Genève ne connaît pas encore les dates des travaux de réfection. Toujours est-il que, lorsqu'ils débuteront, toute la Comédie devra envisager une saison nomade hors de ses murs. A savoir travailler, par exemple, sous un chapiteau ou en partenariat avec d'autres salles de spectacles.

Mais l'objectif qui tient le plus à cœur à Anne Bisang est de trouver le moyen de singulariser la Comédie de Genève sur la place européenne.

«Sortir la Comédie du mode habituel de co-production, explique Anne Bisang, en suscitant la rencontre entre les artistes étrangers et les acteurs romands, bien avant que les projets artistiques se dessinent et se concrétisent.»

En effet, «les metteurs en scènes étrangers veulent bien travailler avec nos comédiens, surenchérit Anne Bisang, mais ils ne les connaissent souvent pas. Dès lors, il nous faut travailler en amont. Afin que les artistes d'ici et d'ailleurs puissent finalement se choisir mutuellement. Sans aucune obligation, telle celle des quotas (nombre de comédiens locaux à engager dans une production).

Emmanuel Manzi

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