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Albert Inc installe son siège en Suisse

De Kudelski à la Banque Pictet, en passant par le groupe TAG, les investisseurs se bousculent pour financer cette start-up française et son moteur de recherche capable d'apprendre le langage des internautes.

Ce contenu a été publié le 03 octobre 2000 - 15:03

Jean-Michel Livowsky, Samuel Asséo et Pierre Levin viennent de choisir Pully pour installer le siège de leur start-up, Albert Inc. Les bords du Léman abriteront, outre le siège administratif de l'entreprise, son centre de recherche, employant au total 25 personnes à terme. La start-up souhaite exploiter des collaborations, en particulier, dans le domaine de la reconnaissance vocale, avec l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et singulièrement le groupe du professeur Murat Kunt.

Fondée il y a un peu plus d'un an, Albert Inc, qui compte 50 employés pour la plupart basés à Montpellier, est une start-up internet qui vise à la fois croissance explosive et présence internationale. Ses fondateurs prévoient une IPO sur le Neuer Markt allemand pour février 2001.

Le potentiel de l'entreprise se mesure à l'aune des investisseurs prestigieux qui sont entrés dans son capital depuis sa création en février 1999. A côté du groupe genevois Tag (Mac Laren), dont l'investissement atteint presque 4 millions de francs, on trouve des banques comme Salomon Smith Barney qui sera en tête du syndicat lors de l'IPO, mais aussi Pictet & Cie à travers deux fonds et Bryan Garnier. A ceux-là, s'ajoutent quelques privés comme l'ancien numéro un de Cisco en Europe et le célèbre entrepreneur romand André Kudelski.

Sorte d'antisystème expert, Albert est un moteur de recherche capable d'apprendre à interpréter le langage, y compris le contexte sémantique, de chaque internaute dans 68 langues afin de mieux répondre à leurs requêtes. «Douze pour cent du temps passé sur Internet consiste en requêtes et 50 pour cent de ces dernières sont inexploitables par les moteurs de recherche classiques», explique Jean-Michel Livowsky.

Le programme traite déjà, selon ses concepteurs, 30 pour cent des requêtes du web français. Un accord avec le norvégien Fastsearch, qui équipe Lycos, devrait amener Albert à traiter le tiers des requêtes du web mondial.

Fabrice Delaye

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