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Air Littoral: les syndicats refusent un rapprochement avec Crossair

Les employés d'Air Littoral n'apprécient pas beaucoup leurs patrons suisses. Keystone / AFP Paris / Claude Paris

Les syndicats SNPL et SNPNC d'Air Littoral n'acceptent pas «l'éventuel retour de certains dirigeants» qu'ils considèrent comme responsables de la déroute de la compagnie. De même, ils repoussent l'idée de tout rapprochement avec Crossair.

Ce contenu a été publié le 08 février 2001 - 14:49

«Il règne chez Crossair des conditions de travail moyenâgeuses», indiquent les syndicats de la compagnie française rachetée par SAirGroup, dans un courrier adressé mercredi soir au personnel navigant. Interrogé jeudi, Thierry Oriol, du SNPL, dénonce «la politique de dumping social de Moritz Suter chez Crossair».

Les syndicats des pilotes de ligne (SNPL) et du personnel navigant commercial (SNPNC) considèrent qu'«Air Littoral a trop subi de changements de cap». Les salariés sont «fatigués de n'être que le jouet des financiers».

Pour eux, seul le rachat par un nouvel actionnaire est recevable. Les autres scénarios, le dépôt de bilan ou le maintien au sein du groupe suisse, ne sont pas acceptables.

Le SNPL et le SNPNC jugent sévèrement l'interruption du projet de redressement des compagnies françaises (AOM/Air Liberté/Air Littoral). «Air Littoral et ses salariés sont dans une situation plus précaire qu'avant l'arrivée du SAirGroup. La démotivation et la crainte du chômage sont bien présentes».

Depuis un an, la compagnie Air Littoral n'a plus, selon Thierry Oriol, les moyens d'être autonome. «On nous prive maintenant de la fusion avec AOM et Air Liberté. Alors, si les Suisses veulent nous vendre à Air France, nous n'y verrons pas d'inconvénient. Mais nous n'attendrons pas le 12 mars pour agir».

Le SNPL d'Air Liberté s'élève aussi contre le retour possible de Marc Rochet, ex-président d'AOM, puis de TAT. «Sa politique sociale a été une catastrophe pour Air Liberté» dénonce-t-il dans un courrier adressé à Ernest-Antoine Sellières, le patron des patrons français, également président de Marine-Wendel.

Selon Jean Immediato, président du bureau du SNPL d'Air Liberté, plus de 100 procès ont été intentés sous le règne de Marc Rochet. «Le prix de son manque d'approche sociale a coûté environ 250 millions de francs français (environ 62,5 millions de francs suisses) à l'entreprise et il l'a mise au bord du grouffre».

SAirGroup compte 6000 salariés en France dont un millier chez Air Littoral. Le holding financier Marine-Wendel détient, via sa filiale Taitbout, 51 % d'AOM, 18 % d'Air Littoral et 100 % d'Air Liberté.

swissinfo avec les agences

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