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A Washington, la Suisse joue la carte de l'ouverture

Edouard Brunner devant l'université Johns Hopkins qui abrite la Fondation. swissinfo.ch

Emmené par l'ambassadeur Edouard Brunner, les responsables de la nouvelle Swiss Foundation for World Affairs (SFWA) ont présenté à Washington cette institution dont l'objectif est de changer l'image de la Suisse aux Etats-Unis. Première initiative concrète: l'organisation d'une conférence sur la stabilité des Balkans.

Ce contenu a été publié le 28 mars 2001 - 10:31

Mardi soir, le directeur général de la SFWA, Peter Ziegler - ancien rédacteur en chef du quotidien alémanique Der Bund - a annoncé lors d'une conférence de presse l'organisation d'une série de symposiums, notamment sur les difficultés rencontrées par les organisations humanitaires comme la Croix-Rouge dans les pays en conflit. Mais surtout sur les Balkans l'automne prochain déjà à Washington. Histoire de convaincre les responsables américains que la Suisse n'est pas si isolée que cela et qu'elle a un rôle à jouer en Europe.

«Nous voulons montrer qu'il y a quelque chose entre Heidi et le secret bancaire», lance Edouard Brunner qui préside le Conseil de la Swiss Foundation for World Affairs. Au passage, Edouard Brunner dément qu'il y ait eu des tensions entre les responsables de la nouvelle fondation et l'ambassade de Suisse à Washington.

«L'ambassadeur Defago a été très coopératif et je peux vous dire que nous n'allons marcher sur les plates-bandes de personne», déclare ainsi l'ancien secrétaire d'Etat qui ajoute même qu'il est possible que M. Defago rejoigne la Fondation après avoir quitté l'ambassade dans quelques mois.

Pour ses responsables, la Swiss Foundation for World Affairs jouera la carte de la complémentarité, et non pas celle de la compétition, avec l'ambassade de Suisse. En particulier, Edouard Brunner fait valoir que l'ambassade travaille sur une base bilatérale avec l'objectif de «vendre» la Suisse, alors que la Fondation se propose d'illustrer ce que la Suisse fait dans les domaines humanitaire, politique, économique ou financier, et ce, dans un cadre qui ne sera pas forcement bilatéral.

La Swiss Foundation for World Affairs ouvrira officiellement ses portes à Washington en mai, dans les locaux de l'Ecole d'Etudes Avancées en Relations Internationales de l'université Johns Hopkins.

Dans un premier temps, il s'agira de mettre en place la logistique de l'opération, avant de commencer à organiser conférences et séminaires à destination des milieux universitaires, économiques et politiques de la capitale américaine dès le mois de septembre.

L'objectif déclaré reste de changer l'image de la Suisse auprès des milieux qui façonnent la politique étrangère des Etats-Unis. La tache est considérable et les responsables de la Fondation reconnaissent que l'objectif ne peut être rempli que sur le long terme.

Néanmoins, le budget de la Fondation, alimenté aux trois quarts par le secteur privé suisse, représente environ 1 million de dollars sur trois ans seulement. Par ailleurs, le personnel permanent de la nouvelle institution à Washington ne comprend que deux personnes, le directeur général et une secrétaire.

Devant cet apparent contraste entre la tache et les moyens, les responsables de la Fondation se veulent pragmatiques. «Il nous faut être, à la fois, modestes et réalistes», souligne Edouard Brunner.

Marie-Christine Bonzom, Washington

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