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A l’image de la Suisse, le Conseil de l’Europe maintient le dialogue avec la Russie

Le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, peut rentrer à Moscou le coeur léger: la Russie ne sera pas suspendue du Conseil de l'Europe. Keystone

La Russie ne sera pas suspendue du Conseil de l’Europe. Jeudi le Comité des ministres a décidé de ne pas suivre la ligne dure de l’Assemblée parlementaire. La Suisse défend elle aussi l’option du maintien du dialogue malgré les exactions en Tchétchénie.

Ce contenu a été publié le 11 mai 2000 - 16:30

Il y a décidément un monde entre l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et son Comité des ministres. Autant les députés, drapés dans leurs grands principes, étaient déterminés face aux violations des droits de l’homme commises par la Russie en Tchétchénie, autant les ministres sont prêts à tout pardonner au nom de relations pragmatiques avec une grande puissance.

Début avril, l’Assemblée parlementaire avait privé la délégation russe de droit de vote, et elle avait demandé au Comité des ministres d’entamer une procédure de suspension de la Russie. Cette requête n’a pas trouvé grâce devant les représentants des gouvernements.

Le communiqué publié à l’issue de la rencontre de Strasbourg frappe par le ton extrêmement conciliant utilisé à l’égard de Moscou au sujet de la Tchétchénie. Les ministres estiment que la Russie a pris des mesures en réponse aux préoccupations du Conseil de l’Europe.

La stratégie offensive chère au président Vladimir Poutine a payé. Igor Ivanov, ministre russe des Affaires étrangères, peut rentrer à Moscou le coeur léger. Pas question pour lui de se justifier devant ses collègues, mais plutôt de promettre la restauration de l’Etat de droit en Tchétchénie. Autrement dit, l’Europe n’a qu’à se montrer reconnaissante pour la lutte de la Russie contre le terrorisme.

La Suisse était représentée au Comité des ministres par le secrétaire d’Etat Franz von Daeniken. Son avis va dans le sens de l’ensemble du collège. Il faut exiger des progrès dans les domaines des droits de l’homme, mais surtout «maintenir le dialogue» avec la Russie.

Thierry Zweifel

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