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700 bougies suisses pour dénoncer la 700e exécution aux USA

Aux USA, la chaise électrique n'a de loin pas encore été reléguée au musée. Amnesty International

Les Etats-Unis s'apprêtent à exécuter leur 700e condamné depuis la réintroduction de la peine de mort, en 1976. A cette occasion, Amnesty International lance une série d'action jeudi dans onze villes de Suisse.

Ce contenu a été publié le 07 février 2001 - 18:07

Actuellement, 3600 personnes attendent leur exécution dans les couloirs de la mort aux Etats-Unis. Le 700e détenu sera exécuté prochainement. Et l'élection de Georges W. Bush à la présidence ne prédit pas un renversement de la tendance.

«Avec l'ancien gouverneur du Texas - champion toute catégorie en matière de condamnation à mort - à la tête des Etats-Unis, on risque d'assister à une accélération des exécutions», s'inquiète Catherine Morand, porte-parole de la section suisse d'Amnesty.

En 2000, les Etats-Unis ont exécuté 85 personnes, dont 40 dans le seul Etat du Texas. Surnommé «Governor Death» par ses adversaires, Georges W. Bush a d'ailleurs multiplié les exécutions pendant sa campagne électorale.

Il faut dire que la peine de mort rapporte des voix. Selon un sondage réalisé pendant la campagne présidentielle, trois Américains sur quatre y sont favorables.

Pour les organisations américaines qui luttent contre la peine de mort, la partie n'est donc de loin pas gagnée.

«La section suisse d'Amnesty International, comme les autres sections, peuvent leur apporter un soutien, ajoute Catherine Morand. Nos actions permettent de multiplier les pressions sur le gouvernement américain».

Jeudi 8 février, la section suisse d'Amnesty International lance donc une série d'actions dans onze villes de Suisse. Avec comme symbole la 700e exécution.

700 bougies seront allumées dans ces villes. Et la population sera appelée à signer des pétitions contre la peine de mort. Les signatures seront réparties sur 700 listes.

«700 exécutions, ça suffit», dénonce Amnesty International. Qui relève aussi les disparités dans l'application de la peine de mort. Selon un rapport publié en 1998, l'origine ethnique du prévenu et sa situation économique sont des facteurs prépondérants.

L'origine de la victime également. Selon l'organisation, «plus de 80% des personnes exécutées aux Etats-Unis avaient été reconnues coupables de crimes commis contre des victimes blanches».

Alexandra Richard

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