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1000 femmes pour le Prix Nobel de la paix 2005

Ruth-Gaby Vermot-Mangold (au centre), promotrice du projet. Keystone

Des millions de femmes dans le monde entier s'engagent à leur façon pour la paix. Personne ne les connaît.

Ce contenu a été publié le 18 octobre 2004 - 17:38

Une association suisse veut leur donner un visage en présentant 1000 d'entre elles pour le Prix Nobel de la paix 2005.

Elles s'interposent entre les puissances rivales au Soudan, défendent les droits des prisonniers aux Etats-Unis, dénoncent le travail des enfants au Brésil, rebâtissent les villages en Bosnie tout en oeuvrant pour la réconciliation, luttent contre l'excision des fillettes en Afrique, contre la prostitution forcée des enfants et des femmes, contre le crime organisé.

«Ce travail pour la paix doit être rendu visible», a dit lundi à Zurich la députée bernoise Ruth-Gaby Vermot-Mangold.

Une première sélection

La socialiste a lancé le projet «1000 Femmes pour le prix Nobel de la paix 2005» et créé l'association du même nom en 2003 avec la députée démocrate-chrétienne Rosmarie Zapfl, la conseillère municipale zurichoise Monika Stocker (Verts) et d'autres femmes suisses.

Elle entame maintenant la dernière ligne droite. Jusqu'à fin juin, 1800 candidatures sont arrivées par la poste, par fax ou par mail à la centrale bernoise de l'association.

C'était le résultat d'une première sélection en collaboration avec 20 coordinatrices du monde entier. Certaines femmes ne voulaient pas être nommées car elles craignent pour leur vie, a précisé Mme Vermot-Mangold.

Recherche difficile

La recherche de candidates n'a pas toujours été facile, surtout dans les régions les plus pauvres où les habitants ont un accès limité à Internet ou aux médias, ont expliqué les coordinatrices pour l'Afghanistan et le sud de l'Afrique.

La grandeur de pays comme la Russie ou la Chine et la situation exposée de nombreuses femmes ont été d'autres obstacles à la prise de contact.

Mille femmes originaires de 140 pays ont finalement été retenues, dont 65 pour l'Europe occidentale et deux pour la Suisse. Seuls les pays du Maghreb et de petits Etats des Caraïbes ou du Pacifique ne sont pas représentés.

45% des lauréates sont des femmes de la base, 43% travaillent dans des institutions nationales et 12% sont membres de gouvernements et parlements ou actives dans des organisations internationales, a précisé la directrice du projet, Rebecca Vermot.

Leur donner un visage

Fin janvier 2005, la nomination des 1000 femmes sera adressée au comité du Prix Nobel à Oslo.

Parallèlement, l'association s'attachera à leur donner un visage: des cinéastes, photographes, écrivaines, journalistes, scientifiques ou politiciennes en feront les portraits, des travaux de thèses sur leurs stratégies et leurs réseaux seront réalisés et une exposition organisée à Oslo.

Les initiatrices croient en leurs chances pour le Prix Nobel de la paix. Et même si «leurs» 1000 femmes ne devaient pas le remporter, elles estiment que leurs efforts auront été récompensés et qu'elles auront quand même gagné.

«Nous avons déjà gagné», a dit la coordinatrice pour les Balkans Fadila Memisevic. Les femmes contactées se sentent par ce seul fait déjà reconnues et cela leur a donné du courage.

Le projet est conduit sous le patronat de l'UNESCO Suisse et soutenu par le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), le Programme de l'ONU pour le développement (PNUD), par la Fondation swisspeace et le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

swissinfo et les agences

Faits

La députée socialiste bernoise Ruth-Gaby Vermot-Mangold a initié le projet 1000 femmes pour le Nobel de la Paix 2005 et créé l'association du même nom en 2003 avec la députée démocrate-chrétienne Rosmarie Zapfl, la conseillère municipale zurichoise Monika Stocker (Verts) et d'autres femmes suisses.

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En bref

- Sur 1800 candicatures présentées par 20 coordinatrice, 1000 femmes de 140 pays ont été retenues, dont 65 pour l'Europe occidentale et 2 pour la Suisse. Seuls le Maghreb, les Caraïbes ou le Pacifique ne sont pas représentés.

- 45% sont des femmes de la base, 43% travaillent dans des institutions et 12% sont membres de gouvernements, parlements ou actives dans des organisations internationales.

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